Développement durable
Selon la définition donnée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU (Organisation des nations unies), le développement durable est « un développement qui répond aux besoins des générations actuelles sans compromettre ceux des générations futures ».
C’est un mode de développement économique cherchant à concilier le progrès économique et social et la préservation de l’environnement, considérant ce dernier comme un patrimoine à transmettre aux générations futures.
Développement durable, idées neuves ?... Pas tant que cela…
Si le concept est en repris par tous aujourd’hui, Notre-Dame-de-Gravenchon, a lancé ses premières actions, il y a de cela des années.
Notre ville est commune pilote pour l’établissement en cours de l’Agenda 21 sur le pays de Caux vallée de Seine.

- L’amélioration de la sécurité
- L’amélioration du cadre de vie
- Clauses d’insertion dans les marchés publics
- La vallée du Télhuet : une gestion différenciée
- La gestion différenciée étendue à toute la ville
- Le désherbage thermique
- La gestion de l’eau
- La restructuration des berges
- La gestion raisonnée
- La gestion des bois
- La conservation du patrimoine
- La sensibilisation du public à l’environnement
- L’intervention auprès des scolaires
- Une station d’épuration pilote
- Le tri sélectif
- Le compost : une pratique adoptée par les Gravenchonnais.
- A l’étude : la récupération de l’eau de la piscine et des bâtiments municipaux
- A l’étude : la récupération d’eau par les particuliers sur la ZAC du Bosquet-Reine
Amélioration de la sécurité
La Municipalité mène depuis des années une politique de prévention des risques technologiques en partenariat avec les pouvoirs publics et les industriels afin d’assurer la sécurité des habitants.
- Le PPI, plan particulier d’intervention, déclenché en cas d’accident technologique grave, a été établi à Notre-Dame-de-Gravenchon en 1992 et révisé en 2001, faisant l’objet d’un essai grandeur nature le 4 décembre 1997 (toute la population gravenchonnaise avait joué le jeu du confinement) et d’un essai d’état-major en 2002 et 2007.
Les sirènes PPI sont testées tous les premiers mercredis du dernier mois de chaque trimestre.
- Un système d’alerte téléphonique permettrait en cas d’accident d’alerter tous les Gravenchonnais, et notamment ceux qui n’auraient pas entendu les sirènes.
- Le PPMS, plan particulier de mise en sûreté, applicable par les établissements scolaires a été testé en octobre 2004 puis de nouveau en octobre 2005.
- Toutes les solutions pour communiquer sur le sujet sont saisies par la Ville : de la plaquette «Une confiance lucide», distribuée dans chaque foyer et disponible sur ce site », jusqu’à la dernière manifestation « 7 jours pour comprendre la sécurité ».
- Par le biais de son appartenance au Syndicat mixte de Port-Jérôme, la Ville a participé à la délocalisation des sphères de gaz liquéfiés : de 1994 à 1998, une partie des stockages a été transférée à plus de 2 km des habitations et enterrées sous talus, les autres ont été mis hors service. L’opération a permis de lever le gel de l’urbanisation en centre-ville.
- Gravenchon est aujourd’hui l’un des huit sites pilotespour l’élaboration d’un PPRT, Plan de prévention des risques technologiques. Ce type de plan délimite, autour des installations classées SEVESO à haut risque, les zones où les constructions existantes et futures sont soumises à une réglementation particulière.
Amélioration du cadre de vie
Aménagements paysagers, enfouissement des réseaux… sont désormais systématiquement inscrits au programme des chantiers de rénovation de quartiers.

La résidence des Rosiers où 23 logements ont été construits en respectant la démarche HQE (Haute qualité environnementale), l’un des instruments du développement durable appliqué au bâtiment : relation harmonieuse avec leur environnement immédiat ; chantier à faibles nuisances (bruit, pollution, déchets : ceux-ci ont été collectés et revalorisés) ; conforts acoustique, visuel, olfactif ; économies d’énergie… chauffage par le sol, chaudière à condensation, menuiseries extérieures en bois peint, carrelage et non moquette…
Pour en savoir plus, téléchargez la fiche de cette réalisation au format PDF.
Clause d'insertion dans les marchés publics
Comme elle l’avait fait dans le cadre de la construction de l’Arcade, la Municipalité a décidé d’inclure une clause d’insertion sociale dans le projet du futur Etablissement pour l’hébergement des personnes âgées (EHPAD) qui sortira de terre en 2008 dans la vallée du Télhuet.
Cette clause, condition d’exécution obligatoire du marché public, contraint les entreprises qui seront retenues pour réaliser les travaux à recruter directement ou par l’intermédiaire d’une association, d’une entreprise de travail temporaire d’insertion ou d’un groupement d’employeurs, des publics prioritaires (demandeurs d’emploi de longue durée, bénéficiaires du R.M.I., travailleurs handicapés ou jeunes sans qualification).
La gestion différenciée dans la vallée du Télhuet
Le Parc de la Vallée du Télhuet est, à l’origine, un grand projet de mise en valeur de la nature et des équilibres écologiques.
Les jardins d’agrément nécessitent un entretien très suivi, les espaces de caractère naturel sont gérés selon des techniques plus extensives.
C’est ce qui explique la présence de bœufs d’Ecosse, animaux rustiques, capables d’entretenir les zones les plus humides tout en maintenant la biodiversité. C’est aussi la raison des herbes de hauteurs différentes : jouer sur les hauteurs et les périodes de tontes ou de fauchage favorise l’apparition de nouvelles espèces végétales tout en diminuant les besoins d’entretien et en préservant la faune et la flore sauvage. C’est la gestion différenciée.
La gestion différenciée étendue à toute la ville
Sont aujourd’hui traités, sur l’ensemble du territoire de la commune, selon la méthode de la gestion différenciée les pelouses bien sûr (trois niveaux de tonte), les haies, le fleurissement et les plantations d’arbres. Décors plus ou moins sophistiqués, plus ou moins champêtres selon que l’on se trouve au centre-ville ou plutôt aux limites de la commune…
Le désherbage thermique
En mars dernier, la Ville a fait le choix du désherbage thermique, et abandonné le désherbage chimique, dans la Vallée du Télhuet et ses alentours, évitant ainsi la contamination des eaux superficielles par les produits phytosanitaires.
La technique : deux brûleurs au gaz propane. D’ici la fin de l’année, plusieurs sites seront traités selon cette méthode : le Clos du Manoir, la Fontaine-Saint-Denis, l’Arcade, la Galerie du Parc, l’église Notre-Dame, les terrains de boules, la Vallée du Télhuet… soit environ 22 000 m2 !
La gestion de l'eau
Dans la Vallée du Télhuet :
Les bassins naturels ont été sauvegardés, les sources et les cours d’eau préservés par un entretien approprié n’engendrant pas de dégradation de l’écosystème. Le jardin aquatique recueille l’ensemble des eaux de sources et de drainage du parc.
Le parcours du Télhuet, élément essentiel du parc, a été aménagé de façon à permettre la découverte de différents milieux : peupleraie, aulnaie, saulaie… qui réunissent des conditions biologiques variées et favorables à une vie aquatique riche et diversifiée.
Bassins d’orage :
Tout un programme de lutte contre les inondations a été lancé par la Ville depuis 1993 ; il est aujourd’hui repris et géré par la Communauté de communes de Port-Jérôme et concerne 12 bassins.
Arrosage automatique :
Mis en place depuis trois ans dans les massifs de la Ville, il permet une économie de 50 %. Se déclenchant en effet la nuit, il évite l’évaporation trop rapide.
Paillage :
La technique consiste à recouvrir les massifs de paillette de lin, pouzzolane, d’écorce de fèves de cacao, ainsi que les résidus de broyage des arbres élagués... Ce qui maintient l’humidité de la terre et étouffe les mauvaises herbes.
Hydraulique douce :
Les projets de rénovation des quartiers prévoient tous des noues (fossés herbeux) pour l’écoulement des eaux de pluie. L’eau pour partie s’infiltre pour retourner à la nappe phréatique, sans aucune tranchée, ni canalisation. C’est ainsi qu’ont été traités par exemple le quartier des Oiseaux ou encore le lotissement des Rosiers.
Restructuration des berges
La Ville et ses services étaient prêts à se porter volontaires pour tenter l’expérience : les berges du Télhuet ont été renforcées début 2006 par une haie végétale, constituée de branches de saules récupérées dans la Vallée elle-même.
Il s’agit là d’une technique innovante dite de génie végétal qui, vous l’aurez compris, vise à utiliser des végétaux comme matériaux de consolidation, pour éviter le béton notamment…
Les Espaces verts de la Ville ont prêté main forte aux techniciens du Syrival (Syndicat des rivières de la Vallée) pour mener à bien l’opération.
La gestion raisonnée
Le ruisseau du Télhuet fait l’objet d’une gestion raisonnée: entre préservation de l’écosystème et lutte contre les inondations. Suppression manuelle des obstacles, réduction de la végétation aquatique pour éviter l’envasement, fauche des berges trois ou quatre fois l’année.
D’autre part, les Espaces verts utilisent la culture biologique depuis deux ans. L’effort se poursuit.
La gestion des bois
En 2000, la Ville a fait appel à un expert pour connaître l’état sanitaire du Bois du Parc et fixer les actions à entreprendre pour assurer sa pérennité. C’est là qu’on apprend que faire tomber les arbres malades ou simplement vieillissants fait partie d’une bonne gestion du patrimoine forestier.
La conservation du patrimoine
Le patrimoine paysager :
La Vallée du Télhuet offre au visiteur talus cauchois, saules et pommiers.
Plantés de hêtres, les talus entouraient autrefois les fermes cauchoises, et assuraient une protection contre le vent et les eaux de ruissellement, un refuge pour la faune et une limite naturelle à la propriété.
Les saules rappellent aux abords du Télhuet les paysages de fond de vallée. Taillés en tétards, leurs branches serviront à consolider les berges du ruisseau. Quant au verger, véritable conservatoire, il réunit 280 variétés de pommiers.
Par ailleurs, la Ville encourage la population à l’utilisation d’essences locales. Chaque année, elle distribue gratuitement des plants aux habitants qui souhaitent remplacer ou mettre en place une haie en bordure du domaine public.
Le patrimoine bâti :
Dans la Vallée, le Clos du Manoir, témoin de la culture traditionnelle normande, a été reconstitué pour devenir salle de réception.
Point de vue remarquable sur la Vallée du Télhuet, le site de la Fontaine-Saint-Denis est l’un des rares exemples en France de fortifications « du premier âge féodal » (XIème - XIIIème siècles) fouillées dans leur quasi-totalité. Entre 1979 et 1987, les fouilles ont permis de révéler l’importance de Gravenchon dans l’histoire de la basse vallée de la Seine depuis les environs de l’An Mil.
Sensibilisation du public à l'environnement
Plantation d’arbres : De 1986 à 2001, la Ville a assuré le reboisement de son territoire : des centaines d’enfants et d’adultes ont été invités chaque année à planter leur arbre dans les bois communaux… Aujourd’hui, ce sont plus particulièrement les abords paysagers des écoles, des établissements municipaux que l’on aménage avec l’aide des plus jeunes.
Actions pédagogiques dans la Vallée : Les Espaces verts de la Ville reçoivent chaque année les enfants des écoles et du centre aéré : découverte du parc, des serres, exposés, mais aussi semis, plantations, jeux…
Intervention auprès des scolaires
Les agents des Espaces verts de Notre-Dame-de-Gravenchon étaient présents, en compagnie de leurs collègues de Bolbec et de la Communauté de Communes de Port-Jérôme vendredi 2 juin 2006, dans la salle des Convers de l’abbaye du Valasse. Se tenait là, la manifestation « L’eau, le paysage, le patrimoine et nous ? », organisée par le Syndicat mixte de Port-Jérôme, dans le cadre de la semaine du développement durable.
Lors de cette journée dédiée aux scolaires, la représentante des Espaces verts de Notre-Dame-de-Gravenchon, et le responsable des Espaces verts de Bolbec, ont accueilli des collégiens lillebonnais et gravenchonnais, des élèves des écoles élémentaires de la Communauté de communes.
Ils leur ont expliqué les différentes phases de fleurissement (semis, rempotage, entretien, fertilisation…).
Des panneaux explicatifs détaillés leur ont permis d’exposer aux enfants, entre autres, les techniques de gestion différenciée et de desherbage thermique utilisée dans le Parc du Télhuet.
Enfin, chaque élève a pu repartir avec un pot dans lequel il avait lui-même rempoté un œillet d’Inde. Les Espaces verts ont ainsi rendu heureux près de 200 apprentis jardiniers !
Cette intervention d’ampleur intercommunale vient s’ajouter aux actions régulières menées auprès des scolaires gravenchonnais par le service des espaces verts de la ville, comme les journées annuelles de plantations dans les écoles.
Une station d'épuration pilote
Primée par l’Agence de l’eau, la Ville poursuit son engagement dans une démarche qualité concernant la gestion de son système d’assainissement (réseaux et traitement des eaux à la station d’épuration, créée en 1998).
Pour être en conformité avec la réglementation européenne, la station d’épuration va prochainement mettre en place un traitement plus rigoureux de l’azote et du phosphore.
Tri sélectif
La Ville sensibilise sa population depuis des années au tri sélectif géré par la Communauté de Communes de Port-Jérôme.
Le compost : une pratique adoptée par les Gravenchonnais
Le container reçoit les déchets organiques de la cuisine (épluchures de légumes et de fruits, filtres à café, restes de repas, coquilles d’œufs…) qui s’ajouteront à l’herbe tondue, aux feuilles, fleurs fanées mises dans le composteur, discrètement installé au fond de son jardin.
Il suffit d’attendre 8 à 10 mois pour obtenir un compost (matières organiques décomposées) riche en éléments nutritifs qui améliorera la qualité de la terre du jardin et celle des plantations en pot.
La Communauté de Communes de Port-Jérôme (CCP J) et la commune espèrent ainsi réduire la part des déchets fermentescibles dans les poubelles des habitants.
Chaque foyer ayant demandé un composteur a reçu un guide du compostage.
Les agents des Services techniques de la CCPJ se chargeront de passer chez les habitants après quelques mois de fonctionnement pour évaluer la qualité du compost et éviter les mauvaises pratiques.
A l'étude : récupération de l'eau par les particuliers sur la ZAC du Bosquet-Reine
Sur la future zone d’aménagement concerté du Bosquet-Reine, obligation sera faite aux habitants d’installer des récupérateurs d’eau.
A l'étude : récupération de l'eau du centre de natation et des bâtiments municipaux
Sont à l’étude un système de récupération de l’eau du Centre de natation Alain-Guilloit, un système de récupération des eaux de pluie provenant des bâtiments municipaux.
En effet, l’eau des bassins de la piscine, lors des arrêts techniques, pourrait être récupérée, déchlorée, puis réutilisée pour l’arrosage des massifs de la Ville.
Sur les bâtiments publics, c’est l’eau de pluie qui pourrait être collectée et exploitée de la même façon. Dans le cadre de la restructuration des serres, deux bassins sont prévus : l’eau servira ainsi à la production.



